Renforcer notre immunité sociale

Jour 3 confinement.

Il y a un autre virus qui circule actuellement. Très puissant mais dont personne ne parle. Il nous touche tous. Il se faufile, s’incruste dans nos maisons, dans nos familles, dans nos têtes. Il nous rattrape le soir sous la couette. C’est le virus de la pensée. La peur, le doute, l’incertitude. Quoi de plus naturel en cette période tourmentée. Tout cela est humain, mais nous pouvons ajuster nos lunettes.

Tant que nous ne sommes pas touchés par la maladie, nous ne sommes PAS malades. Et en prendre conscience change tout.

Nous ne sommes pas en guerre, nous les bien portants. Nous sommes en Protection. En ligne arrière. Nous avons un rôle barrière, un rôle de bouclier, de soutien. Ceux qui sont en guerre sont ceux qui combattent, malades, soignants, aidants et ils n’ont pas toutes les armes. Nous avons chacun un rôle à jouer, pour renforcer l’immunité sociale.

Ce virus de la pensée, il est puissant car largement entretenu collectivement. Mais il est mental. Nous pouvons reprendre le pouvoir sur lui. Nous pouvons choisir nos réactions. Filtrer ce qui nous arrive de l’extérieur. Ce qui ne veut pas dire chasser la peur, car elle reviendra de plus belle, comme la poussière qu’on met sous le tapis, elle est toujours là, prête à resurgir.

Redonner à la peur sa juste place. Elle a un rôle bénéfique, elle nous alerte, nous force à être vigilants, à respecter les consignes de sécurité, à être attentifs à ceux qui en ont besoin. En cela elle est utile. Accueillons-là. Mais ne lui donnons pas toute la place. Car elle fait partie de ces intrus envahissants qui prennent leurs aises sans demander la permission. Et le négatif entraine une baisse des défenses immunitaires. Tout ce dont nous avons besoin, c’est le contraire.

Trions, sélectionnons ce qui vient de l’extérieur. Ce flux incessant de nouvelles. Ce nous lisons, entendons dans les médias. Trions, filtrons, protégeons-nous, pour renforcer notre immunité. Pour nous-mêmes et pour les autres. Collectivement. Comme si nous avions en mains un grand tamis pour ne filtrer que le bon, l’utile, le beau, comme des pépites d’or. Car le beau est guérisseur.

Béatrice Pasquer

* Photo perso Fêtes des plantes, St Jean de Beauregard

Béatrice Pasquer

Depuis 15 ans, j’accompagne les entrepreneurs et dirigeants dans leur développement, ainsi que les personnes en réinvention professionnelle suite à une rupture de parcours, comme la maladie. Avec la conviction que nos sorties de route et bifurcations sont autant d’opportunités de renaissance à soi et de nouveau départ.  Lire +

2020-06-04T14:53:44+01:00
Go to Top